Portrait : Didier Deleval, les 3 Brasseurs Noyelles-Godault. Mémoire vivante.

Arrivé en 1993 aux 3 Brasseurs, Didier croise aujourd’hui dans les réunions des collègues qui n’étaient… pas nés à cette époque ! Cette ancienneté fait de lui – avec Nicolas Legrand, du restaurant de Lille Gare – l’un des plus anciens brasseurs de l’enseigne. En même temps, difficile de faire mieux. Lorsqu’il arrive à la brasserie de Lille, la marque en est à ses balbutiements. C’est même l’un des pionniers de l’enseigne, Michel Vandaele, fraîchement arrivé de chez La Semeuse, qui le forme à la brasserie. A cette époque, le nom commercial du restaurant est encore « Les Brasseurs »…

S’en suivra pour ce célibataire endurci un véritable Tour de France – voire plus ! – des enseignes du groupe : 1994, Mulhouse, où il poursuivra sa formation ; 1997, la micro-brasserie de Mulhouse ferme ses portes, voilà notre brasseur pour 6 mois à Angers ; 1998, c’est cette fois pour… Tahiti que s’envole Didier, pour un contrat de deux ans. Enfin, pense-t-il à ce moment-là.

Expulsé de Tahiti !

Car notre brasseur est belge. Or, Tahiti étant à cette période un Territoire français d’Outre-Mer, le pouvoir local mène une politique stricte envers les ressortissants européens non français. Résultat : « un jour, alors que je brassais tranquillement, la police est venue me chercher de force, direction le commissariat, se souvient Didier, amusé. J’ai été entendu par les autorités, et le lendemain, on me mettait dans un avion, direction la métropole ! Ça m’a fait bizarre. Et c’est dommage, car j’aurais aimé rester un peu plus là-bas. » Au final, en effet, l’expérience n’aura duré que 3 mois.

Les déménagements se poursuivent alors : 1999-2000 aux 3 Brasseurs de Lille gare, 2001 – 2002 à Roncq, retour à Lille en 2003, puis 2004, enfin, à Noyelles-Godault, poste qu’il occupe toujours aujourd’hui ! « J’ai beaucoup aimé cette période d’itinérance. Mais j’ai apprécié également, dès le départ, cette stabilité car l’équipe était très efficace et compétente, affirme l’intéressé. Aujourd’hui, l’envie de bouger à nouveau me titille de temps en temps. J’ai fait plusieurs demandes de mutation, à Saint-Priest notamment, mais aucun poste n’était alors à pourvoir. »

Agent de sécurité, puis mécano

Il faut dire qu’avant même les 3 Brasseurs, ce passionné de montagne avait déjà pas mal bourlingué. Pour suivre sa compagne du moment, notamment. A la fin des années 1980, Didier travaille même dans des entreprises de sécurité à Marseille, puis Strasbourg. En 1991, il passe un CAP mécanique moto à Bruxelles et y travaille deux ans dans un garage !

« Aujourd’hui, je ne regrette rien, conclut l’intéressé. Car toutes ces expériences se sont révélées très formatrices. » Et ce n’est pas fini. A 53 ans, le bonhomme a, à coup sûr, encore beaucoup à donner !

9 décembre 2019

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